À propos du dépistage de l’ADN du VPH

Le VPH affecte près de 550 000 Canadiens chaque année et constitue l’une des principales causes de cancer du col utérin chez les femmes. Il s’agit d’un virus qui est très fréquent au sein de la population; heureusement,  nous disposons d’une façon de le dépister. Bien que le test de dépistage ne soit pas offert à tous, certains médecins disposent, dans le cas des femmes de plus de 30 ans dont les résultats du test de Pap s’avèrent anormaux, d’un test de dépistage de l’ADN pouvant déterminer la présence ou non des souches cancérogènes du VPH au sein des cellules prélevées sur le col utérin.

Il existe plus de 100 types différents de virus du papillome humain (VPH) et la plupart des gens en seront infectés à un moment de leur vie, habituellement au début de la vingtaine. La plupart Photo of HCPdes types de VPH n’engendrent aucun symptôme et disparaissent spontanément. Certains types de VPH entraînent des risques élevés et peuvent causer des modifications anormales du col utérin. Bien que cela soit rare, ces souches virales entraînant des risques élevés peuvent mener au cancer si elles ne font pas l’objet d’un dépistage et d’un traitement précoces.

Qu’est-ce que le test de dépistage du VPH?

Le test de dépistage de l’ADN du VPH permet aux médecins d’étudier l’ADN des cellules et d’y déceler les anomalies qui mènent au cancer.  Ce test présente une précision d’environ 95 pour cent en ce qui concerne le dépistage des souches du VPH entraînant des risques élevés. Ce test, qui coûte environ 100$, n’est pas offert partout au Canada; dans certaines villes, il n’est disponible que lorsque la patiente ou sa compagnie d’assurance en assume les coûts.

Aux fins de la tenue du test, le médecin prélève des cellules à partir du col utérin. Il ou elle insère alors un spéculum dans le vagin afin de pouvoir visualiser le col utérin, tout comme dans le cadre d’un test de Pap. Ensuite, une brosse ou un écouvillon est inséré dans le canal cervical en vue d’y prélever des cellules. Ces cellules sont alors envoyées à un laboratoire et il ne vous reste plus qu’à prendre un rendez-vous de suivi pour obtenir vos résultats. Il s’agit d’une intervention rapide et qui, au pire, ne cause qu’un peu d’inconfort.

Pourquoi le test de dépistage du VPH n’est-il offert qu’aux femmes de plus de 30 ans?
Le test de dépistage du VPH n’est généralement recommandé qu’aux femmes de plus de 30 ans dont les résultats du test de Pap indiquent des anomalies particulières. Ce test n’est pas recommandé aux femmes de moins de 30 ans, puisque les souches du VPH sont susceptibles de disparaître spontanément dans un délai de deux ans. Bien que, en fonction des recommandations actuelles, peu de femmes nécessitent un dépistage du VPH, toutes les femmes sexuellement actives devraient régulièrement subir un test de Pap. 

Au Canada, il n’existe aucun test de dépistage de l’ADN du VPH dont l’utilisation est approuvée chez les hommes. Cependant, les médecins peuvent examiner leurs patients masculins en vue de déceler les verrues génitales qui sont causées par le VPH.

En quoi le test de dépistage du VPH diffère-t-il d’un test de Pap?

Lorsque vous subissez un test de dépistage du VPH, des cellules sont prélevées de votre col utérin de la même façon que dans le cadre d’un test de Pap. Cependant, plutôt que d’être examinées au microscope par un technicien, ces cellules font alors l’objet d’un dépistage de l’ADN du VPH au moyen d’une technologie complexe. Quoi qu’il en soit, du point de vue de la patiente, le processus de prélèvement des cellules est le même. 

Dois-je subir un test de dépistage du VPH lorsque les résultats de mon test de Pap s’avèrent peu concluants?

Les résultats du test de Pap s’avèrent très souvent peu concluants. Cela ne signifie pas que vous devez subir un test de dépistage du VPH. Plusieurs raisons peuvent être à l’origine de ces résultats peu concluants. Ceux-ci peuvent être causés par des relations sexuelles, l’utilisation d’un contraceptif vaginal ou l’utilisation d’un tampon ou d’une douche vaginale au cours de la journée précédant la tenue de votre test de Pap. Habituellement, le médecin n’aura qu’à procéder à un autre prélèvement de cellules du col utérin. 

Le test de dépistage du VPH en viendra-t-il à remplacer le test de Pap?

Le test de Pap traditionnel est toujours considéré comme un moyen efficace de dépister le cancer du col utérin. Les femmes devraient subir leur premier test de Pap dans les trois ans suivant leurs premières relations sexuelles (ou à partir de l’âge de 21 ans) et devraient continuer à en subir un régulièrement.

Le test de dépistage du VPH continuera de faire l’objet de recherches et d’évaluations en vue de déterminer s’il s’avère plus précis seul ou en combinaison avec le test de Pap, en ce qui a trait au dépistage du cancer du col utérin. On estime qu’environ 1 500 Canadiennes recevront un diagnostic de cancer du col utérin cette année et qu’environ 580 femmes en mourront. Plus ces cellules sont dépistées tôt, plus les chances de vaincre ce cancer sont élevées.

Comprendre vos résultats du test de dépistage de l’ADN du VPH

Lorsque les résultats du test s’avèrent positifs pour le VPH, cela ne signifie pas que vous avez ou allez avoir le cancer. Il peut être difficile pour les médecins de déterminer les types de VPH qui donneront lieu à un cancer et ceux qui s’avéreront bénins. Lorsque la présence de cellules du VPH entraînant des risques élevés est constatée, le médecin effectuera un suivi auprès de la patiente afin de déterminer la prochaine mesure à prendre. Il est possible que le médecin souhaite procéder à d’autres tests, tels qu’une colposcopie (insertion d’une minuscule loupe dans le col utérin) ou une biopsie cervicale (retrait d’un petit morceau de tissu cervical).

Le risque de produire des résultats faux positifs (c’est-à-dire que le test peut identifier des infections attribuables aux types de VPH n’entraînant que de faibles risques, lesquelles ne nécessitent pas de traitement) constitue l’une des préoccupations entourant l’utilisation du test VPH. Voilà pourquoi ce test n’est habituellement offert qu’aux femmes de plus de 30 ans qui sont moins susceptibles de présenter des infections n’entraînant que de faibles risques.

Faire face à vos résultats

Lorsque les résultats de votre test s’avèrent positifs pour le VPH, sachez que vous n’êtes pas seule. Il est très naturel de se sentir honteuse, dépassée par les événements et effrayée. Toutefois, vous n’avez pas à avoir honte d’avoir le VPH : jusqu’à 75 pour cent des hommes et des femmes l’auront à un moment ou à un autre. Quiconque est sexuellement actif court ce risque.

La plupart des souches de VPH disparaîtront spontanément et vos risques de voir apparaître un cancer du col utérin sont faibles, particulièrement si vous vous soumettez régulièrement à un test de Pap. Le dépistage précoce des modifications cellulaires anormales constitue la plus importante étape de la prévention du cancer du col utérin. Discutez de vos options avec votre médecin. Posez-lui autant de questions que vous le souhaitez. Il est possible que votre médecin souhaite attendre de voir si l’infection disparaîtra d’elle-même, vous soumettre à nouveau à un test dans quelques mois ou procéder à d’autres tests, tels qu’une colposcopie ou une biopsie.

Parlez-en à vos amis et aux membres de votre famille en qui vous avez confiance. Certains d’entre eux pourraient ne pas comprendre la nature de ce virus, voilà pourquoi il est si important que vous la compreniez bien. En vous renseignant, vous serez alors en mesure de renseigner vos proches. Qui sait? Un de vos proches pourrait être aux prises avec la même situation que vous.

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Dans l'année suivant la transmission initiale de certains types de VPH, des lésions cervicales de bas grade, génitales ou anales peuvent se développer.