Déclaration provisoire sur l'immunisation contre le VPH

Le 13 octobre 2006

La SOGC appuie Santé Canada pour avoir approuvé le médicament Gardasil en matière de prévention du cancer du col utérin. À la lumière de cette approbation et du haut profil de la campagne de sensibilisation au VPH de la SOGC, la Société encourage ses membres à adopter une démarche proactive en ce qui concerne l'éducation des patients à propos du VPH et à fournir des renseignements sur le nouveau vaccin.

Le vaccin contre le VPH a été homologué en vue d'être administré aux filles et aux femmes âgées entre 9 et 26 ans. Le vaccin contre le VPH est administré en trois doses; la deuxième dose est administrée deux mois suivant la dose initiale et la troisième dose, quatre mois plus tard. Pour l'instant, le coût du traitement n'est pas remboursable.

Le vaccin est plus efficace lorsqu'il est administré aux filles avant le début des activités sexuelles. Toutefois, il est également recommandé pour les femmes même si elles sont déjà actives sur le plan sexuel. On devrait aviser les femmes de cette catégorie que le vaccin pourrait être moins efficace si elles ont déjà été exposées au VPH.

Alors qu'il n'a démontré aucun effet néfaste pendant la grossesse, le vaccin contre le VPH n'est pas recommandé pour les femmes enceintes. Si une femme découvre qu'elle est enceinte pendant le schéma posologique du vaccin, elle devrait faire retarder l'injection des doses restantes du vaccin jusqu'à ce qu'elle ait accouché. Les femmes qui allaitent peuvent recevoir le vaccin.

L'infection au VPH n'est pas contre-indiquée au vaccin et le dépistage du VPH avant l'administration du vaccin n'est pas nécessaire. La SOGC a rassemblé un groupe de travail constitué de représentants de six sociétés de spécialité nationales pour élaborer les directives cliniques du consensus qui seront publiées dans le Journal d'obstétrique et gynécologie du Canada (JOGC), en français et en anglais, au début de 2007.

« La SOGC recommande à tous ses membres de prendre le temps de renseigner leurs patientes au sujet du VPH et de ce nouveau vaccin qui réduit de façon considérable le cancer du col invasif et surtout les lésions précancéreuses et les verrues génitales », déclare Dr Don Davis, président de la SOGC. « Nous vous incitons également à envisager l'administration du vaccin à vos patientes qui se révèlent de bonnes candidates ». La SOGC tiendra des ateliers aux réunions régionales, pour informer les membres sur la vaccination dans leur cabinet.

La SOGC a lancé un site Web, www.infovph.ca, qui fournit des renseignements sur le VPH. (Le site Web www.masexualite.ca renferme également des renseignements). Le matériel d'information à l'intention des patients a été élaboré pour votre hôpital et votre clinique et sont accessibles en ligne. Les modules d'enseignement peuvent également être obtenus en communiquant avec la SOGC.

La directive clinique sur le VPH de la SOGC examinera et fournira des recommandations à jour à nos membres sur le dépistage du VPH. Entre temps, il est important que les médecins recommandent à toutes les femmes de continuer à subir les tests de dépistage cervicaux et les examens périodiques selon les directives cliniques provinciales. La section visant les professionnels de la santé du site www.infovph.ca peut vous fournir les renseignements nécessaires sur les protocoles de dépistage.

La SOGC est confiante qu'elle peut fournir, de concert avec ses partenaires, des recommandations sur le dépistage à l'échelle du Canada, et poursuivre son travail pour inciter tous les gouvernements provinciaux à améliorer le processus de dépistage et l'accès à la vaccination. Si les modules d'enseignement élaborés par la SOGC vous intéressent, ou si vous désirez recevoir des dépliants informatifs à l'intention des patients, n'hésitez pas à communiquer avec la coordonnatrice du projet VPH au bureau national de la SOGC.

Approuvée par l'exécutif de la SOGC, le 13 octobre 2006, à Ottawa, Canada

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