Que puis-je faire de plus pour prévenir le VPH et le cancer du col de l’utérus?

S’abstenir de tout rapport sexuel et de tout contact cutané intime est la seule façon d’être sûr à cent pour cent de ne pas contracter le VPH.

La vaccination aide à protéger contre les quatre types de VPH les plus dangereux.

Le port du condom pendant que vous avez des contacts sexuels et l’adoption de  pratiques sexuelles sécuritaires contribuent à tenir le VPH en échec.
N’oubliez pas que si vous êtes une femme, la meilleure protection contre le cancer du col de l’utérus demeure le test de Pap subi régulièrement. Le fait d’être vaccinée ne vous dispense pas de subir le test de Pap. Ensemble, ces deux mesures vous aideront à vous protéger contre les pires conséquences d’une infection au VPH.

Le lien entre le test de Pap et le VPH

Même après avoir reçu le vaccin contre le VPH, il demeure toujours très important de subir régulièrement le test de Pap pour détecter le cancer du col de l’utérus. Le risque de développer le cancer du col de l’utérus est beaucoup plus élevé chez les femmes qui ne subissent pas régulièrement le test de Pap.

Au Canada, au cours des trente dernières années, les tests de dépistage, par exemple le test de Pap, ont permis de réduire de moitié le nombre de cas de cancer du col de l’utérus. Le nombre de femmes décédées des suites du cancer du col de l’utérus a chuté d’environ 60%.

Dois-je toujours utiliser un condom?

En un mot, oui. Le VPH se transmet par contact cutané, même entre personnes n’ayant pas de rapports sexuels. On peut contracter le VPH tout simplement en entrant en contact avec la peau autour des organes génitaux ou de l’anus d’un partenaire. Le virus peut également se propager au cours des relations sexuelles orales. Le condom ne recouvre pas la totalité des organes sexuels de l’homme et n’assure donc pas une protection intégrale contre le VPH.

Le condom offre une excellente protection contre de nombreuses infections transmissibles sexuellement. Pour obtenir la meilleure protection qui soit, on doit l’utiliser à chaque relation sexuelle. Mais lorsqu’il est question de VPH, le condom n’offre pas de protection intégrale.

Le condom contribue à éviter les grossesses non souhaitées et protège contre d’autres facteurs susceptibles d’augmenter le risque de contracter le cancer du col de l’utérus, par exemple :

  • le VIH;
  • le virus herpès simplex de type 2;
  • la chlamydiose.

Devrais-je subir un test de dépistage du VPH?

Le dépistage du VPH n’est pas très pratiqué, et il y a de bonnes raisons pour cela. Le test d’ADN pour le VPH actuellement disponible permet de constater si une femme est porteuse du VPH, mais ne permet pas d’en déterminer le type. S’agit-il du type qui disparaît tout simplement de par lui-même? Ou du type qui pourrait donner lieu à des verrues et lésions génitales ou même au cancer? Même une personne porteuse d’un seul des types de VPH pourrait profiter de la protection étendue offerte par le vaccin contre le VPH.

Le seul test d’ADN servant au dépistage de l’infection au VPH approuvé par Santé Canada ne s’utilise qu’après que des tests ont indiqué que le col de l’utérus d’une femme présente des cellules anormales. Un test de Pap aurait permis de détecter ces cellules anormales. Le test d’ADN peut alors être effectué pour aider le médecin à établir la meilleure stratégie de traitement contre ces cellules anormales.

À l’heure actuelle, le test d’ADN pour le VPH n’est pas disponible partout au Canada.

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Tous les ans, environ 580 Canadiennes décèdent des causes du cancer du col utérin et 220 autres des suites du cancer vulvaire et vaginal.