Parler à votre adolescent au sujet du VPH ?
Comme le savent tous les parents, vous pouvez communiquer beaucoup de choses à votre enfant sans dire un seul mot. En ce qui concerne la sexualité, votre façon de réagir à certaines situations, d’aborder avec lui des sujets qui concernent son corps et le vôtre, d’exprimer dire ce que vous pensez de l'intimité, et de faire le choix des thèmes dont vous parlez avec votre enfant, communiquent des messages puissants. Si vous n'êtes pas à l'aise de discuter ouvertement de sexualité et de contraception, rassurez‐vous, vous n’êtes pas les seuls.
Bien qu'il ne soit pas facile de discuter de questions liées à la santé sexuelle avec votre enfant, il est nécessaire de le faire. Inciter votre enfant à se confier est un défi. Rappelez-vous à cet âge, vous tendiez plutôt à vous confier à vos amis plutôt qu'à vos parents. Votre enfant obtiendra sans doute des renseignements sur la santé sexuelle de ses amis, de son médecin ou de l'infirmière de l'école. La plupart des écoles ont un programme d'éducation en santé sexuelle. Les médias disséminent aussi des renseignements sur la santé sexuelle.
Les recherches démontrent que les adolescents font confiance à leurs parents pour les orienter dans la bonne voie. Votre enfant vous fait confiance pour obtenir les faits. Ils ont besoin de votre soutien, de votre approbation et de votre confiance. Dites-lui ce qu'il a besoin de savoir sur le VPH. Utilisez le présent site pour casser la glace; envoyez le lien du site www.infoVPH.ca à votre enfant et suggérez-lui d'en discuter après qu'il a parcouru le site.
Puisque plusieurs d'adolescents s'attendent à tort à une entière désapprobation de leurs parents, il se peut qu’ils ne soulèvent pas le sujet. S’ils ne l’ont pas fait, n’hésitez pas à prendre l’initiative; c’est dans leur intérêt.
L’art de répondre aux questions pour un parent
Personne ne connaît votre enfant aussi bien que vous. Pour cette raison, vous êtes les mieux placés pour savoir quand votre enfant ou votre adolescent(e) est prêt(e) à discuter de contraception ou de sexualité. La meilleure façon de commencer consiste à cerner des moments propices à l’apprentissage.
Ces moments se présentent très souvent et un peu partout. Par exemple, lorsque votre enfant et vous apercevez une femme enceinte, des condoms sur une étagère dans une pharmacie, ou encore si vous voyez une scène érotique dans un film ou une émission de télévision, profitez‐en pour parler de vos sentiments et de vos valeurs, et demandez à votre enfant s’il a des questions. Quel que soit le sujet, l’important c’est que vous parliez. Ainsi, quand votre enfant ressent le besoin de parler à quelqu’un, il sait qu’il peut venir vous voir.
Évidemment, vous ne possédez pas toutes les réponses, mais si vous évitez la question, votre enfant risque de sentir que les questions de contraception et de santé sexuelle sont taboues. N’oubliez pas qu’un grand nombre d’études montrent que l’éducation sexuelle n’entraîne pas une augmentation de l’activité sexuelle. En fait, l’éducation sexuelle favorise des interactions mieux protégées et plus positives dès maintenant et à l'avenir.
Répondez aux questions avec honnêteté. Votre enfant le saura probablement si vous n’êtes pas entièrement honnête avec lui. Avouez‐le lorsque vous n’avez pas la réponse : votre enfant apprendra ainsi à vous faire confiance. Vous pouvez également profiter de l’occasion pour lui montrer comment vous pouvez vous y prendre pour trouver des réponses ensemble, pour qu’il puisse ainsi, un jour, prendre ses propres décisions éclairées. Les sites www.masexualité.ca et www.infovph.ca constituent des bons points de départ.
Si vous n’arrivez pas à discuter de sexualité avec votre enfant, demandez l’aide d’un(e) adulte ou d'un(e) professionnel(le) en qui vous et votre enfant avez confiance et avec qui vous seriez à l’aise de parler. Cette « première étape » peut alléger votre inconfort et vous donner l’occasion plus tard de faire un suivi.



