Le VPH : aperçu et mise à jour sur le vaccin

Le vaccin contre le VPH ne comporte qu’un seul élément, soit l’enveloppe du virus qui s’assemble de manière à reproduire la forme de ce dernier. C’est pourquoi on l’appelle « pseudo-particule virale ». Puisque le vaccin ne comporte pas de matériel génétique vivant actif qui permettrait au virus de se multiplier à l’intérieur d’une cellule, il ne peut transmettre de maladie associée au VPH à la personne qui le reçoit. Cette protéine stimule le système immunitaire en l’amenant à produire des anticorps neutralisants qui empêchent le virus de pénétrer dans les cellules, et à produire des cellules de mémoire immunitaire qui assurent une protection prolongée pendant au moins cinq ans.

La vaccination ne peut guérir une personne déjà atteinte d’une infection avérée, car le virus se cache à l’intérieur des cellules vivantes durant l’infection. La vaccination peut procurer une protection contre une souche qui n’est pas contenue dans le vaccin grâce aux anticorps de neutralisation croisée. On doit pousser plus loin les recherches  afin d’établir si ces anticorps protègent contre les maladies. Ce vaccin s’administre en trois doses, dans le muscle de l’épaule. La réaction est semblable à celle des autres vaccins : douleur au point d’injection, nausée ou fièvre légère. Plus de cinq millions de doses ont été administrées, et aucun effet indésirable notable n’a été observé jusqu’à présent.

Le Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) et la SOGC recommandent l’immunisation de toutes les femmes âgées de 9 à 26 ans, qu’elles soient ou  déjà actives sexuellement, ou qu’elles aient déjà été atteintes d’une maladie associée aux types du VPH contenus dans le vaccin. La démarche la plus rationnelle consiste à immuniser les jeunes filles avant le début de leur vie sexuelle active. À l’heure actuelle, comme il n’existe pas de données relatives au VPH chez les hommes et les femmes âgés de plus de 26 ans, le comité s’abstient de dispenser des conseils autres que celui de consulter un médecin afin de discuter des possibilités.

Puisque le vaccin ne contient pas tous les types de VPH, les femmes devraient continuer à subir régulièrement le test de Pap suivant les recommandations en vigueur. La femme active sexuellement et déjà infectée profite quand même d’une protection intégrale contre la ou les souches avec lesquelles elle n’est pas encore infectée. Grâce à une initiative fédérale, une somme de 300 millions de dollars est allouée pour immuniser les Canadiennes, mais elle ne permettra de traiter qu’une petite partie seulement de la fourchette de femmes qui nécessitent le vaccin. L’offre du vaccin varie d’une province à l’autre et selon les dispositions des assurances privées.

Foire aux questions sur le VPH
Le saviez-vous?
Dans l'année suivant la transmission initiale de certains types de VPH, des lésions cervicales de bas grade, génitales ou anales peuvent se développer.