La transmission et l’évolution naturelle du VPH

Le VPH ne se transmet pas par contact avec le sang. Le plus souvent, le virus se transmet par contact avec la peau du pénis, du scrotum, du vagin, de la vulve ou de l’anus d’une personne infectée. Il se transmet aussi par contact de la bouche avec les parties génitales. Le port du condom n’offre pas une protection totale, puisque le virus peut se trouver sur des régions de la peau non couvertes par le condom.

Le VPH frappe en général les jeunes au moment de leurs premières relations sexuelles. Les recherches révèlent que les jeunes Canadiens (garçons et filles) ont leurs premières relations dès l’âge de 15 ans et que des filles âgées d’à peine 12 ou 13 ans de tous les milieux socioéconomiques pratiquent le sexe oral.

Les verrues génitales sont très contagieuses et se transmettent pendant les rapports oraux, vaginaux ou anaux avec un partenaire infecté.

  • La plupart (66 %) des personnes qui ont des rapports sexuels avec un partenaire infecté par une verrue génitale auront elles-mêmes une verrue dans les trois mois suivant le contact.
  • Les verrues génitales peuvent compliquer la grossesse :
    • la taille de la verrue peut augmenter, rendant la miction difficile ;
    • elles nuisent à l’élasticité du vagin et peuvent causer de l’obstruction à l’accouchement ;
    • dans de rares cas, les nourrissons issus d’une mère infectée auront des verrues dans la gorge, un problème potentiellement mortel.

Les verrues génitales persistent parfois pendant des années avant de disparaître. Toutefois, le VPH peut demeurer dans l’organisme à l’état latent et se manifester de nouveau.

L’évolution d’une infection au VPH varie dans le temps et selon les personnes :

  • Les verrues génitales peuvent se développer rapidement à l’intérieur ou à l’extérieur du vagin, en général dans les trois mois qui suivent le contact.
  • Dans l’année qui suit la première infection au VPH, des dysplasies cervicales bénignes (CIN 1) peuvent se déclarer. (CIN signifie cervical intraepithelial neoplasia – néoplasies intraépithéliales cervicales. C’est un système de classification des lésions cervicales :
    1. CIN 1 = infection bénigne,
    2. CIN 2 = infection modérée,
    3. CIN 3 = infection grave).
  • Chez certaines femmes, l’infection persiste et peut évoluer vers les premiers stades du cancer (CIN 2 ou 3) — cette transformation est généralement lente ; elle peut prendre de cinq ans à toute la vie.
Foire aux questions sur le VPH
Le saviez-vous?
Dans l'année suivant la transmission initiale de certains types de VPH, des lésions cervicales de bas grade, génitales ou anales peuvent se développer.