Mythes entourant le VPH

Le virus du papillome humain (VPH) est un virus courant. Il existe plus de 100 différents types de VPH, dont au moins 40 se transmettent par contact sexuel et peuvent infecter la région génitale.

Comme toutes les autres infections, le VPH peut disparaître sans traitement ou sans problèmes. Cependant, certains types associés à un risque faible (p. ex., les types 6 et 11) peuvent provoquer des verrues génitales, et au moins 15 types de VPH associés à un risque élevé (p. ex., les types 16 et 18) peuvent causer le cancer. Aucun médicament ne peut éliminer le virus.

Voici certains faits. Assurez-vous d’être informé avant de prendre des décisions qui auront une incidence sur la santé de votre enfant.

MYTHE: Le VPH, le VIH et l'herpès sont des virus identiques.

FAIT: Le VPH, le VIH et l’herpès sont des virus distincts qui ont des répercussions différentes sur la santé. Le fait qu’ils se transmettent d’une personne à une autre par contact sexuel constitue leur seul point commun. Dans tous les cas, il s'agit d’infections transmises sexuellement (ITS). 

MYTHE: Le VPH ne touche que les filles et les jeunes femmes.

FAIT: 75 % des Canadiens actifs sur le plan sexuel contracteront une infection au VPH au moins une fois au cours de leur vie. Les hommes et les femmes peuvent être infectés par le VPH. Les deux peuvent avoir des verrues génitales et les deux peuvent développer un cancer à partir d’une infection au VPH. Cependant, seules les femmes peuvent être atteintes du cancer du col de l’utérus.

MYTHE: Les jeunes qui utilisent le condom ne peuvent pas contracter le VPH ou toute autre ITS.

FAIT: Les condoms peuvent protéger contre la plupart des ITS, y compris le VIH/sida, mais n’offrent pas une protection complète contre le VPH. Le virus peut se transmettre par simple contact peau-à-peau et les condoms ne couvrent pas toutes les surfaces de la peau qui peut être exposée au virus (comme le scrotum, l’anus ou la vulve).

MYTHE: Les jeunes qui ont des rapports sexuels sans pénétration ne risquent pas de contracter le VPH.

FAIT: Le VPH se transmet par contact peau-à-peau avec le pénis, le scrotum, le vagin, la vulve et l’anus d’une personne porteuse de ce virus. De plus, le virus peut se propager en touchant les organes sexuels de son partenaire, notamment avec la bouche (sexe oral).

MYTHE: Le VPH représente surtout un problème pour les homosexuels.

FAIT: Quiconque a un contact sexuel avec une autre personne peut contracter une infection au VPH. Le VPH ne fait pas de discrimination selon l'orientation sexuelle; les hétérosexuels sont autant susceptibles de le contracter que les homosexuels. C'est la population âgée de 15 à 24 ans qui connaît le taux d’infection au VPH le plus élevé. Les seules personnes qui sont très peu susceptibles de contracter une infection au VPH sont celles qui n’ont jamais eu de rapports sexuels.

MYTHE: Les jeunes peuvent facilement se rendre compte que leur partenaire est infecté au VPH.

FAIT: Ils ne peuvent pas percevoir de signes d’infection au VPH sur le corps d’une personne à moins que celle-ci n’ait des verrues génitales. De nombreuses personnes porteuses du VPH ne présentent aucun symptôme visible, mais peuvent néanmoins transmettre le virus. 

MYTHE: Le VPH ne peut pas affecter les jeunes qui n’ont qu’un seul partenaire. Le virus n’affecte que les personnes qui ont plusieurs partenaires sexuels.

FAIT: Quiconque a un contact sexuel avec une autre personne peut contracter une infection au VPH. Une personne peut être susceptible de contracter le virus même si elle n’a qu’un seul partenaire parce que celui-ci peut avoir eu d’autres partenaires dans le passé.

Elle peut avoir des rapports sexuels avec une personne infectée sans savoir qu’elle est porteuse du virus et transmettre le virus sans savoir qu’elle est infectée parce qu’elle n’a peut-être pas de symptômes visibles. Dans une relation sexuelle, chaque partenaire peut être porteur de l’infection pendant de nombreuses années, à son insu.

MYTHE: Les verrues génitales peuvent être des symptômes avant-coureurs d’un cancer.

FAIT: Les verrues génitales sont causées par des types de VPH à risque faible. Généralement, ces types ne causent pas le cancer. Les verrues génitales sont plutôt répugnantes, et il n’est pas facile de s’en débarrasser, mais elles n’ont généralement pas d’effet à long terme sur la santé physique.

MYTHE: Si une jeune personne contracte de VPH, elle développera forcément un cancer.

FAIT: La majorité des personnes contracteront le VPH au moins une fois au cours de leur vie, mais seulement un petit nombre de ces infections provoquera un cancer.

Comme toutes les autres infections, le VPH peut disparaître sans traitement ou sans problèmes. Cependant, certains types associés à un risque faible (p. ex., les types 6 et 11) peuvent provoquer des verrues génitales, et au moins 15 types de VPH associés à un risque élevé (p. ex., les types 16 et 18) peuvent causer le cancer. Bien qu’il existe des traitements pour les verrues et les cellules anormales, il n’y a aucun médicament qui puisse éliminer le virus une fois qu’une personne en est atteinte.

MYTHE: Le test de Pap indique si une personne a contracté le VPH ou d’autres ITS.

FAIT: Le test de Pap permet de détecter les changements subis par les cellules du col de l’utérus. Il n’indique pas si une personne a contracté une ITS, y compris le VPH. Si une personne souhaite subir un test pour les maladies transmises sexuellement, elle doit simplement le demander à son médecin qui pourra le faire dans le cadre d’un examen pelvien ou séparément; mais vous devez en faire la demande.

Actuellement, au Canada, il existe un test de dépistage du VPH qui permet de déceler les types du virus à risque élevé (ceux qui peuvent causer le cancer). Un médecin pourrait demander à une patiente de subir un test de détection de l’ADN du VPH si le test de Pap indique la présence de cellules anormales. Ce test n’est pas offert dans toutes les régions du Canada, et son coût n’est généralement pas défrayé par l’assurance-maladie publique. Le test de dépistage du VPH est habituellement recommandé pour les femmes de plus de 30 ans dont les résultats du test de Pap indiquent des anormalités précises. Ce test n’est pas recommandé pour les femmes de moins de 30 ans parce qu’il est probable que les souches du VPH disparaîtront d’elles-mêmes au cours des 2 années suivantes.

MYTHE: La vaccination contre le VPH offre une protection contre ce virus et d'autres ITS

FAIT: Il existe plus de 100 différents types de VPH. Au moins 40 de ces types se propagent par contact sexuel et peuvent infecter la zone génitale. Quatre types de VPH causent la majorité des cas de verrues génitales ( types 6 et 11) et la plupart des cas de cancer du col de l’utérus (types 16 et 18). Deux vaccins sont maintenant disponibles au Canada; un qui protège contre les souches de type 16 et 18 et l’autre contre tous les quatre types.

Ces vaccins ne vous protègent pas contre les autres types de VPH ni contre d’autres ITS.

MYTHE: Mon enfant n’a pas besoin d’être vacciné puisqu’il n’est pas actif sur le plan sexuel.

FAIT: En fait, la vaccination est plus efficace pour les personnes qui n’ont pas encore été exposées aux types de VPH que peuvent prévenir les vaccins. Si un jeune homme ou une jenue femme se fait vacciner assez tôt, c’est-à-dire avant d’avoir des rapports sexuels, il (elle) sera protégé(e) contre les quatres types de VPH auxquels il (elle) pourrait être exposé(e) lorsqu’il aura des relations sexuelles. Des études sur la vaccination montrent que celle-ci est plus efficace pour les jeunes filles âgées de 9 à 13 ans et qu’elle les protège pour une durée minimale de cinq ans. La protection qu’offre la vaccination pourrait être plus longue, mais d’autres études sont nécessaires pour le confirmer.

Les parents ne savent pas toujours quand leur enfant commence à avoir des contacts sexuels, mais des études montrent que 20 % des jeunes filles de 9e année et 46 % de celles qui sont en 11e année ont eu des relations sexuelles avec pénétration.

MYTHE: La vaccination contre le VPH prévient les grossesses.

FAIT: Le vaccin contre le VPH n’est pas un contraceptif. Assurez-vous que vos enfants savent qu’il est nécessaire de prévenir les grossesses non-planifiées en utilisant une forme quelconque de méthode contraceptive.

MYTHE: La vaccination contre le VPH infecte les jeunes avec le virus, les immunisant ainsi contre celui-ci.

FAIT:Comme les vaccins ne contiennent pas de virus sous forme active ou inactive, ils ne peuvent pas infecter les gens.

MYTHE: Je transmettrai le mauvais message à mon enfant si je le fais vacciner à un jeune âge.

FAIT: Il n’existe aucune preuve que ces vaccins influencent les choix faits par les jeunes ou que ces derniers ont des relations sexuelles plus précoces en raison de la vaccination.  Pour être plus efficace, la vaccination contre le VPH devrait être administrée aux enfants avant qu’ils ne deviennent actifs sur le plan sexuel. 

MYTHE: Une fois vaccinée, ma fille n’a plus besoin de subir de tests de Pap.

FAIT: La vaccination contre le VPH ne se substitue pas aux tests de Pap réguliers. Le test de Pap ne représente pas un test de dépistage d’infection au VPH. Il est conçu pour détecter les cellules anormales du col de  l’utérus avant qu’un cancer ne se développe. Il est indispensable pour une femme de subir des tests de Pap régulièrement pour demeurer en santé, qu’elle ait été vaccinée contre le VPH ou non. Ces vaccins ne protègent pas votre fille contre tous les types de VPH, donc le risque de développer le cancer du col de l’utérus est toujours présent si elle est infectée par l’un des autres types du virus.

HPV Information Fact Sheets

Your FAQs button

Si le résultat d'un test Pap est normal trois années de suite, une femme peut avoir un test Pap seulement aux trois ans jusqu'à l'âge de 70 ans, en autant qu'aucune anomalie n'a été détectée.

Le dépistage par test Pap est un des grands succès en santé publique au Canada. Depuis l'instauration du dépistage à grande échelle dans les années 1960, l'incidence du cancer du col utérin a été réduite de 80 %.