La Société canadienne des colposcopistes accueille favorablement la déclaration du CCNI sur le vaccin contre le VPH
Le 22 mars 2007
KINGSTON, Ontario -La Société canadienne des colposcopistes fait l’éloge de l’allocation de 300 millions de dollars de la part du gouvernement conservateur dans son récent budget fédéral permettant aux provinces et territoires d’offrir le vaccin contre le VPH aux Canadiennes.
Les études démontrent que ce vaccin est totalement efficace pour prévenir des maladies découlant des types de VPH qui causent 70 % de tous les cancers du col de l’utérus et 90 % des verrues génitales.1
La Société canadienne des colposcopistes est un organisme indépendant à but non lucratif représentant les médecins qui pratiquent la colposcopie et des professionnels du domaine paramédical de partout au Canada. La pratique de la colposcopie est intégrale au dépistage et à la prévention du cancer du col de l’utérus.
« Grâce à ce financement, ainsi qu’aux récentes recommandations du CCNI[2], nous pouvons conclure que le vaccin contre le VPH est maintenant une norme en matière de soins », déclare Dr Peter Bryson, président de la Société canadienne des colposcopistes et chef de division de gynécologie oncologique à l’Université Queen’s, Kingston, Ontario. L’allocation de 300 millions de dollars au cours des trois prochaines années permettra d’appuyer le lancement du programme national pour le vaccin contre le VPH. Il souligne que les gouvernements provinciaux peuvent maintenant agir rapidement en ce qui concerne la mise sur pied d’un programme de vaccination contre le VPH financé par les deniers publics, en commençant par les jeunes filles de 9 à 13 ans dans le cadre d’un programme en milieu scolaire.
La SCC appuie également les recommandations du Comité consultatif national de l’immunisation (CCNI) aux fins de la vaccination anti-VPH publiées dans son rapport du 15 février 2007.2 En juillet 2006, Santé Canada, a approuvé GARDASILMC (Merck Frosst), un vaccin recombinant quadrivalent contre le virus du papillome humain aux fins de prévention du VPH lié aux maladies causées par les types 6, 11, 16 et 18.
Les recommandations du CCNI stipulent qu’on devrait administrer systématiquement à toutes les Canadiennes âgées entre 9 et 26 ans le vaccin GARDASILMC pour les protéger contre le virus du papillome humain (VPH), cause principale des verrues génitales et du cancer du col de l’utérus.
La déclaration mentionne les bienfaits du vaccin chez les filles entre 9 et 13 ans, idéalement avant le début de l’activité sexuelle. Il s’agirait de la démarche la plus efficace. Les femmes entre 14 et 26 ans, qui ont déjà présenté des anomalies au test de Pap, des verrues génitales ou une infection à VPH connue, auraient quand même intérêt à recevoir le vaccin.
Le document du CCNI suggère également la vaccination chez les femmes de plus de 26 ans dans des circonstances particulières, malgré l’insuffisance des données. Les études évaluent présentement le rôle de la vaccination contre le VPH dans ce groupe d’âge.
Dr Jim Bentley, pr/sident désigné de la SCC et directeur de la colposcopie, Division de la gynécologie oncologique, QEII Health Sciences Centre, à Halifax, explique que la « SCC espère que les gouvernements provinciaux du pays adopteront cette stratégie en matière de vaccination et établiront des registres pour faire le suivi des personnes vaccinées, tout en continuant d’appuyer les programmes de dépistage organisés ». Il poursuit en soulignant que les recommandations « constituent un grand pas vers la réduction éventuelle des maladies liées au VPH, surtout le cancer du col de l’utérus. »
Dr Monique Bertrand, colposcopiste, chef de la division de la gynécologie oncologique à London, Ontario, et présidente sortante de la SCC était d’accord avec ces commentaires et a ajouté : « Les avantages découlant de l’immunisation se feront sentir d’abord à la clinique de colposcopie. Cela prendra plusieurs années avant d’observer les effets. Nous espérons que les gouvernements provinciaux envisageront le financement de la vaccination pour le groupe d’âge entier recommandé.
Dr Fernando Guijon, colposcopiste et gynécologue au Health Sciences Center, à Winnipeg, avise que « nous devons également souligner aux femmes qu’elles doivent continuer à subir les tests de dépistage de Pap systématique, puisque le vaccin ne confère aucune protection contre les types de VPH responsables du cancer du col de l’utérus ».
À propos de la SCC
La Société canadienne des colposcopistes (SCC) a pour mission de chercher à offrir des soins de la meilleure qualité possible dans le domaine du dépistage et de la prise en charge des affections bénignes et précancéreuses du tractus génital inférieur; de recommander et de renforcer les normes de base du programme de formation en ce qui concerne la colposcopie et les modalités de traitement connexes; de favoriser la recherche fondamentale, clinique et épidémiologique dans le domaine de la colposcopie et des maladies préinvasives du col utérin; d’élaborer et de recommander des directives cliniques en ce qui a trait à la colposcopie; et de fournir un forum interdisciplinaire pour la présentation, la discussion et la publication de recherches scientifiques portant sur la colposcopie et les maladies préinvasives du col utérin.
Références :
1.« Efficacy of a Prophylactic Quadrivalent Human Papillomavirus (HPV) (Types 6, 11, 16, 18) L1 Virus-Like Particle (VLP) Vaccine for Prevention of Cervical Dysplasia and External Genital Lesions (EGL) », présenté par C. Sattler à la 45th Annual Interscience Conference on Antimicrobial Agents and Chemotherapy (ICAAC), Washington, DC.
2.« Déclaration sur le vaccin contre le virus du papillome humain », Comité consultatif national de l’immunisation, Relevé des maladies transmissibles au Canada, volume 33, DCC-2, 15 février 2007. http://www.phac-aspc.gc.ca/publicat/ccdr-rmtc/07pdf/acs33-02.pdf Visualisé le 27 février 2007.


